Voyage à Aruba: fouille à l’aéroport, flamants roses, plages décevantes… et ouragan en formation!

Notre voyage à Aruba: de l’annulation du voyage à la fouille de drogue à l’aéroport… et un ouragan en formation! On n’a pas chômé, c’est peu dire. 😅

Je voyage souvent dans d’autres pays surtout pour avoir un contact avec les animaux, puisqu’ici on ne peut généralement que les voir au zoo, sans vraiment s’en approcher. Quand on fait une recherche sur Google à propos d’Aruba, on voit immédiatement de magnifiques flamants roses. Alors forcément… je veux y aller!

Je trouve un deal: 1 395$ pour le vol et l’hôtel pendant 7 jours. Parfait. Je réserve!

Je commence à planifier mon voyage: excursions, visites, restaurants… et surtout, où aller voir les flamants roses! Ben voyons… il n’y a pas de flamants roses à Aruba! Sauf sur une plage privée de l’hôtel Renaissance Wind Creek, un hôtel de luxe. Je regarde pour y passer une nuit… c’est minimum 2 nuits! Je réserve quand même (bien que ça me coûte plus cher que le voyage au complet)! Mais comme je réserve 10 mois à l’avance, j’ai le temps de planifier mon budget.

Aruba

Changements de plan (ou plutôt de vols)

American Airlines change plusieurs fois ma correspondance entre Montréal et Aruba: d’abord Miami, ensuite Philadelphie, puis finalement Charlottetown. Deux mois avant mon voyage, ils annulent carrément mon vol au départ de Montréal et mon vol retour de Charlottetown à Montréal. Ben non! L’agence de voyage me propose un autre forfait ou un remboursement. Je panique: j’ai déjà payé l’hôtel Renaissance Wind Creek!

Je finis par trouver des vols aux mêmes dates avec United Airlines à 488$ aller-retour avec escale à Newark. Mais c’est 8 jours au lieu de 7! Je vérifie avec Mel. Tout est parfait. Je réserve!

Je fais ensuite la demande de la ED Card (un formulaire d’immigration numérique obligatoire) pour Aruba. Je reçois la mienne… mais pas celle de Mel! Nous partons dans TROIS jours! J’envoie une tonne de courriels et je finis (enfin) par la recevoir.

C’est un départ (angoissant) avers Aruba!

Le matin du départ, impossible de faire l’enregistrement de Mel via l’application. J’ai mes cartes d’embarquement, mais pas la sienne. Le comptoir est fermé. Il est 4h du matin, l’avion décolle à 6h… et le comptoir est fermé! 🤯 Je commence à paniquer un peu.

Finalement, il ouvre à 4h15. Mel a enfin ses cartes d’embarquement.

On se dit que toutes nos péripéties sont arrivées avant le voyage… et qu’on sera tranquilles maintenant!

Eh bien non.

Avant la fouille de sécurité, un agent met la carte d’embarquement de Mel dans une enveloppe orange. Ben voyons, c’est quoi ça encore? Ça ne nous est jamais arrivé! À la sécurité, Mel est mise de côté pour une fouille liée à la drogue. Inspection complète. La douanière est bête, ne veut pas que je reste avec elle et me dit d’aller récupérer mes affaires pendant que j’attends mon sac au scanner. Ensuite, ils fouillent son bagage à main. Finalement, l’enveloppe orange servait juste à ça!

On arrive enfin à la porte d’embarquement. Direction Newark.

À 9h du matin, j’offre un petit verre de vin à Mel. Là-bas, il faut commander via l’application. On trouve ça compliqué. La serveuse nous aide. Deux verres de vin: 52$ US. Waw.

On prend le second vol et enfin… nous sommes à Aruba! Youpi!

Direction bed & breakfast et playa!

On prend un taxi vers le Coconut Inn à Noord. J’avais réservé le même hôtel via Booking que celui inclus dans mon forfait initial avant l’annulation. On aime bien: petite cuisine, belle piscine.

Premier soir: pizza pas trop loin. Honnêtement, la pizza à Aruba… ce n’est pas incroyable. Dans plusieurs restos, la sauce goûte les tomates en conserve.

Le lendemain, marche de 25 minutes vers Palm Beach pour une excursion en catamaran avec déjeuner et champagne.

On revient vers 13h et on profite de la plage.

Apparemment, Palm Beach est une des plus belles plages d’Aruba. Mais franchement… il y a des bateaux partout.

Je demande à Mel si elle veut marcher jusqu’à Eagle Beach, considérée comme la plus belle plage selon plusieurs recherches. 40 minutes à pied! On y va en marchant dans l’eau pour se rafraîchir (36 degrés sous le soleil, quand même!).

Arrivées à Eagle Beach: l’eau est belle, oui. Mais encore des bateaux. On est loin des photos calmes et désertes de Google.

On retourne à Palm Beach.

Bugaloe Beach Bar & Grill

La fameuse Baby Beach

Le jeudi, on fait le tour de l’île avec un guide. J’adore visiter!

On termine à Baby Beach, aussi classée parmi les plus belles plages. Pas de bateaux! Enfin! Mais… bondée de monde.

J’apprends que l’aloès a été importé par les Allemands sur l’île. Tout est à l’aloès: savon, shampoing, même savon à vaisselle!

Le Fort California était en rénovation, mais on a aimé la petite chapelle et le restaurant Big Mama Grill (aussi appelé Flintstones pour son décor thématique des Pierrafeu) à Baby Beach.

Vendredi: excursion en bateau pirate prévue. On part sous la pluie vers Moomba Beach. Ciel gris, tonnerre, éclairs au loin dans l’océan. L’excursion n’est pas annulée, ils disent que le beau temps s’en vient.

Il vente. Il y a des vagues. Mel et moi, on décide de laisser tomber. Du bateau sous l’orage? Non merci.

On retourne à Palm Beach, on trouve un resto pour déjeuner, on fait un peu de magasinage de souvenirs.

Plus tard, le soleil revient et on termine la journée à la plage.

Nouvel hôtel et nouvelle déception

Samedi, on change d’hôtel pour le Wonder Boutique Hotel à Oranjestad pour visiter la capitale.

Wow. Magnifique. Zen. Très calme. Chambre confortable avec terrasse privée.

Notre hôtel préféré du voyage!

On découvre un resto super original où il y a de l’argent accroché partout!

Dimanche matin, direction Renaissance Wind Creek. J’ai tellement hâte!

Hôtel de luxe, section adultes seulement, plage privée, trois piscines, dont une sur le toit. Environ 520$ US la nuit.

On arrive et… déception.

Il y a deux complexes. La section adultes est au-dessus d’un centre commercial de boutiques de luxe.

La piscine sur le toit est fermée. Pas de balcon. Et la plage privée est à l’autre complexe, à 10 minutes de marche.

L’excursion tant attendue!

Enfin lundi! La journée des flamants roses! J’avais réservé une cabane sur l’île privée plusieurs mois d’avance. On déjeune et on prend le bateau gratuit depuis le lobby (réservé aux clients).

L’île est séparée en deux: Iguana Island pour les familles et Flamingo Island pour adultes seulement.

Les flamants roses se promènent librement.

Ils se sont établis là il y a longtemps et des agents de la faune sont sur place. On peut s’en approcher et les nourrir respectueusement.

C’était un moment magique.

J’ai aussi vu un bébé requin… et un oiseau voulait absolument mon melon!

Dernières journées sous le signe de l’incertitude

Lundi soir, on commence à parler d’une tempête tropicale pouvant devenir un ouragan. Une première en 28 ans! Les ouragans se forment normalement dans l’Atlantique, pas dans la mer des Caraïbes. Les îles ABC (Aruba, Bonaire, Curaçao) sont rarement touchées.

Ben non… j’ai choisi Aruba justement pour éviter les ouragans!

Mardi: la tempête tropicale touche Aruba. Un peu de vent, ciel gris… rien de dramatique.

On quitte le Renaissance pour notre dernière nuit, cette fois au Mill Resort. On arrive à 11h30, mais la chambre n’est pas prête. On va se promener.

J’apprends ensuite que le vol American Airlines que l’on devait initialement prendre (celui annulé!) a décollé pendant la tempête. Le pare-brise aurait été endommagé par la grêle et ils ont dû faire un atterrissage d’urgence peu après le décollage d’Aruba.

Le soir, on profite de la piscine.

Plus tard, confirmation: la tempête tropicale Melissa est officiellement devenue un ouragan. Avertissement de fortes pluies et d’inondations en vigueur pour Aruba.

Mercredi, on quitte Aruba avec une légère incertitude. L’ouragan est plus loin, vers Haïti, mais un ouragan… ça reste énorme.

On a eu quelques turbulences, plus brusques que d’habitude, mais rien de majeur. Le ciel était étrange: gris foncé, mais le soleil brillait à travers.

On atterrit à Newark à 21h40… puis on redécolle vers Montréal.

Et là, je me dis: quel voyage. Entre les annulations, la fouille, les prix exagérés, les plages moins paradisiaques que prévu… et un ouragan en formation. Aruba ne nous aura rien épargné! 😂

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Crédit photo: Amé et Mel

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