Uluru : au-delà de la photo Instagram. Une culture à découvrir.

Instagram. J’ai découvert en lui un super guide de voyage. On voit les photos des autres voyageurs. Des spots splendides. Et on fait notre itinéraire en fonction de ça. Je dois l’admettre : c’est ce qui m’a menée vers Uluru.

Mais derrière chaque endroit superbe se cache une population, une histoire, une culture. Et ça, on l’oublie parfois trop rapidement. Nous amenant des fois à faire, sans le savoir, un faux pas culturel.

Il ne faut pas se sentir coupable. Quand on ne sait pas, on ne sait pas. Mais une fois qu’on en prend conscience, un nouveau monde s’offre à nous. C’est là qu’on active notre curiosité pour découvrir l’envers du décor de ce superbe spot.

Paroi de grès rouge à Uluru
Paroi de grès rouge à Uluru

Uluru : une image qui invite à visiter l’Outback australien

Un couple de Canadiens rencontrés en Nouvelle-Zélande visitaient l’Australie juste avant nous. On s’est connectés sur Instagram, et j’ai suivi leurs aventures. Une a particulièrement attiré mon attention avec ses photos de paysages rouges, de nuits à la belle étoile, de groupes de gens souriants.

Ils étaient au centre de l’Australie, dans l’Outback, pour 4 jours. Après quelques hésitations – ils avaient réservé un tour organisé qui revenait, oui, très simple d’organisation, mais aussi assez cher – on a dit GO, on le fait!

Je partage mon expérience et des infos pratiques dans cet article parlant de l’Outback australien, de 4 jours à Uluru et Kings Canyon.

Mais si je résume l’expérience en un mot : sublime. (Clin d’œil ici avec ce choix de mot à de bonnes vieilles amitiés du secondaire.)

Sublime dans le sens où les paysages étaient magnifiques, oui. Mais surtout pour l’ensemble de ce séjour. Ce qu’on a appris du lieu, de son histoire, de sa population. L’expérience de groupe avec des gens curieux, inspirants, énergiques. L’organisation de A à Z de ce 4 jours de « congé de planification » d’activités, de repas, d’hébergements, de transports.

On a visité différents lieux durant ce court séjour. Voici notre itinéraire :

  • Jour 1 : Uluru – parc national d’Uluru-Kata Tjuta
  • Jour 2 : Kata Tjuta – parc national d’Uluru-Kata Tjuta
  • Jour 3 : Kings Canyon – parc national Watarrka
  • Jour 4 : Yulara

Uluru : bien plus qu’un rocher à photographier

Et comme c’est Uluru qui a d’abord attiré mon attention vers l’Outback australien, c’est sur lui que je vais me concentrer aujourd’hui.

Qu’est-ce qu’Uluru?

Uluru est un énorme rocher – d’ailleurs en faire le tour équivaut à une belle marche de 10,6 km. Un monolithe de grès rouge, qui fait partie du parc national d’Uluru-Kata Tjuta, et qui est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Sentier de randonnée au pied du monolithe

Il se trouve au centre de l’Australie, près de Yulara, une petite ville touristique créée spécialement pour accueillir les visiteurs. Vous le connaissez peut-être sous son autre nom : Ayers Rock.

Uluru, c’est dans la langue des Anangu, les gardiens traditionnels d’Uluru. Ils sont aujourd’hui copropriétaires du parc national avec le gouvernement australien. Uluru les connaît aujourd’hui, pour certains, comme guides et rangers. Mais traditionnellement, Uluru était leur milieu de vie.

Il serait difficile de faire en quelques lignes une description des Anangu. De ce peuple, de ses traditions, de son mode de vie… Mais une chose que j’ai pu saisir de mon court passage en ces terres, c’est que l’aspect sacré d’Uluru occupe une place très importante.

Le sacré : pourquoi Uluru est-il si important?

Si j’essaie de mettre en mots ce que j’ai lu le long du sentier et entendu des présentations de notre guide…

Pour les Anangu, Uluru ne serait pas juste un rocher. Ce serait un lieu vivant, créé par les ancêtres durant le Temps du Rêve – la période de création du monde selon leurs croyances.

Chaque fissure, chaque grotte, chaque marque sur le rocher raconte une histoire. Certaines sont partagées avec les visiteurs – j’en ai d’ailleurs lu plusieurs le long du sentier.

D’autres histoires ne sont pas partagées. Et on demande aux visiteurs de respecter cela, de respecter les croyances locales.

Grotte à Uluru

Les protocoles de respect

Pour eux, Uluru n’est pas quelque chose qu’on conquiert ou qu’on domine. C’est un lieu sacré qu’on respecte. Ils ne l’escaladent pas eux-mêmes. « Ce qui doit être vu se voit d’en bas. »

J’ai pu voir, à quelques endroits, des pancartes qui demandent de ne pas photographier une section en particulier. Elles expliquaient que ces lieux précis doivent seulement être vus en vrai. Que ce n’est pas approprié qu’ils le soient d’ailleurs.

Sentier fermé à Uluru

Pourquoi est-ce un spot instagrammable?

Avez-vous vu la couleur de ce rocher? Notre spot, devant lui, au coucher du soleil, était parfait. On a pu voir sa couleur changer. Et au golden hour, wow.

Parce que oui, ce rocher change de couleur selon le moment de la journée et la météo. Du lever au coucher du soleil, il alterne entre l’orange et le rouge, et peut être gris lors des journées de pluie.

C’est clair que ça fait de belles photos.

Et j’avoue que ce soir-là, au coucher du soleil, j’aurais pu me forcer un peu plus, pour avoir plus de belles photos.

Mais le moment était le fun. On faisait connaissance avec les autres membres du groupe, avec qui on allait passer les 3 prochaines journées. De belles histoires étaient racontées, des expériences inspirantes. J’ai un peu oublié où j’étais tellement j’étais captivée.

Et ça, aucune story Instagram ne peut le raconter.

Uluru au coucher du soleil

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Crédit photo : Pete & Lil

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